Restauration de faïences

La faïence, du nom de la ville italienne de Faenza où elle fut inventée, est une poterie de terre (terre cuite à base d'argile) émaillée ou vernissée, ordinairement à fond blanc.

Il en existe deux types : 

  1. la faïence stannifère, recouverte d'une glaçure stannifère (à base d'étain) opaque appelée engobe, qui masque totalement la pâte avec laquelle elle a été façonnée et lui donne son aspect caractéristique blanc et brillant,
  2. la faïence fine, dont la pâte blanche ou légèrement ivoire, précuite puis décorée, est recouverte d'une glaçure plombifère (à base de plomb) transparente.

La découverte de la faïence, au IXe siècle et sa diffusion en Occident représentèrent une avancée technique majeure : pour la première fois, le potier s'affranchissait des décors cloisonnés pour délimiter les couleurs. Il pouvait utiliser le fond blanc pour exécuter une véritable peinture et reproduire des décors élaborés. Sur la glaçure blanche et poreuse, les couleurs pouvaient être posées au pinceau, sans risque de s'épancher sur le vernis. Elles ressortaient vivement, ce qui n'était pas possible avec le seul fond foncé de l'argile.